Le vin : le premier anti-stress de l'histoire
Depuis dix mille ans, le vin permet de nouer des relations, de s'amuser et de partager du temps.
Le vin ne fait pas de miracles. Il n'ouvre pas les artères, ne répare pas les cellules, ne prolonge pas nos sourires jusqu'à 120 ans et ne préserve pas l'optimisme de nos 20 ans. Mais il fait toujours une chose : il nous réunit. Pas depuis aujourd'hui, mais depuis environ 11 000 ans, depuis que nous avons cultivé la vigne, 1 000 ans avant les céréales. Le vin nous ramène à ses ressources naturelles : la culture, la convivialité, l'histoire, le plaisir.
Le premier anti-stress
Des villes, des religions, des choix politiques et philosophiques ont émergé autour du vin : c'est la dimension du symposium de Platon.
"Le vin a été le premier anti-stress de l'histoire", ai-je lu quelque part. En petite quantité, il a un effet positif sur notre cerveau : il réduit la tension, augmente légèrement le taux de dopamine, stimule les endorphines et procure un sentiment de bien-être.
Elle peut avoir un effet similaire à celui de certains anxiolytiques, dont l'usage a explosé ces dernières années.
Ce qui caractérise notre époque, c'est autre chose : nous nous accrochons à un seul fait, qu'il soit positif ou négatif, et nous l'isolons de son contexte. Nous lisons un titre, ou même pas, et nous nous forgeons une opinion inébranlable à son sujet. Le vin contient de l'alcool, un agent cancérigène du groupe 1, et c'est un fait. Mais nous prenons rarement en compte la situation dans son ensemble, l'effet sur la qualité de vie, sur les relations. Nous vivons de plaisir, pas de chiffres
Aux repas
L'isolement et la solitude tuent. Et chez les personnes âgées, le sens de la communauté, associé à une consommation modérée de vin, a des effets encore plus prononcés. Dans les zones rurales italiennes, on trouve ici et là une concentration de personnes âgées de 90 à 100 ans. Un élément commun revient : le vin, surtout le vin rouge, consommé au cours des repas, au sein d'un réseau de relations solides.
Boire avec modération à table est un acte de civilisation, car le vin n'est jamais abstrait : c'est un lieu, un accent, une personne. Ou, plus simplement, un moment qui perdure depuis 11 000 ans.
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